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À paraître en octobre : la Note Stratégique N°02, « La géopolitique des cercles »

· MAKEDA Intelligence

On compte beaucoup, quand on parle des puissances étrangères en Afrique. On compte les bases, les ambassades, les milliards annoncés au dernier sommet, les drones livrés, les prêts signés. Puis on colorie des cartes : ici la Russie avance, là la France recule, ailleurs les Émirats percent.

Ce décompte n’est pas faux. Il ne dit simplement pas grand-chose de ce qui compte : qui, parmi tous ces acteurs, pèse vraiment sur une décision ?

C’est la question de la Note Stratégique N°02, La géopolitique des cercles. Acteurs extérieurs et pouvoir réel en Afrique, que MAKEDA Intelligence publiera en octobre. Elle est signée Marck-Antoine Jr HODONOU, sous la direction de Spéro MENSAH, Ph.D.

Deux choses que l’on confond

La note part d’une distinction que le commentaire courant écrase. Il y a l’accès : la proximité d’un acteur avec l’endroit où la décision se prend. Et il y a la contrainte : sa capacité à changer ce qu’un gouvernement peut décider, sans jamais être dans la pièce.

Un conseiller étranger peut dîner chaque semaine avec un chef d’État et n’avoir jamais déplacé une nomination. À l’inverse, une institution sans soldats ni ambassade digne de ce nom peut fixer, par une lettre d’intention que presque personne ne lit, la marge budgétaire d’un gouvernement pour trois ans. Vingt-deux États d’Afrique subsaharienne sur quarante-cinq sont aujourd’hui sous programme du FMI.

Sept cas, lus de près

La note ne s’en tient pas au schéma. Elle l’éprouve sur sept situations documentées : le Mali, Djibouti, la RDC, le Soudan, le Niger, Berbera au Somaliland et la Somalie. Chaque fois, la même question : quel levier extérieur a rendu la décision possible, et quel acteur intérieur l’a convertie ?

Le cas nigérien résume l’argument. Niamey a obtenu le départ des forces françaises puis américaines, et nationalisé la Somaïr en juin 2025. Mais un stock d’uranium ne se vend pas sans acheteur solvable, sans assurance, sans banque correspondante. En février 2026, l’État se disait prêt à restituer à Orano sa part de la production. On peut changer de protecteur en quelques mois. Le cadre, lui, reste.

Pourquoi cette note, maintenant

La N°01 avait montré que l’énergie politique d’une génération se dépense là où rien ne se décide. La N°02 applique la même exigence aux acteurs extérieurs, et elle en tire des propositions concrètes : ratification parlementaire obligatoire des accords de sécurité, d’extraction et de dette ; registre national des conseillers et lobbyistes étrangers ; test de réversibilité avant toute signature d’un contrat critique.

Elle ne plaide pour aucun partenaire contre un autre. Elle propose une méthode de lecture. Nous la croyons utile à ceux qui écrivent, conseillent ou décident, et à tous ceux qui veulent savoir, avant les autres, où la décision s’est réellement prise.

La note sera mise en ligne dans la rubrique Publications, en synthèse et en PDF intégral. D’ici là, la Note Stratégique N°01 en donne la grille de départ.

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